1372 – Le roi de France Charles V le Sage fait traduire et enluminer pour sa Librairie le «Bien universel des mouches à miel »,   rédigé vers 1260 par le dominicain du Brabant Thomas de Cantimpré.


En 1372, le roi de France Charles V le Sage commande une traduction enluminée de Thomas de Cantimpré pour la Librairie royale

En 1367, Charles V reconstruit le Louvre et y fait transporter ses livres, auparavant placés dans le palais de la Cité. Sa bibliothèque prend alors une autonomie de fait par rapport aux autres possessions mobilières du souverain 1. La Librairie de Charles V, grand lecteur, rassemblait une collection exceptionnelle d’ouvrages : par une véritable politique d’acquisition chez les libraires ; en faisant copier et enluminer des manuscrits, en faisant traduire nombre d’ouvrages du grec et du latin au français. Le premier inventaire par le « garde de la Librairie du Roi » date de 1373. Soit l’année suivant la commande par Charles V d’une traduction en français du Bonum universale de Apibus / Du bien universel des mouches à miel, un texte rédigé un peu plus d’un siècle auparavant par Thomas de Cantimpré.

Charles V en sa Librairie (à g.), et commandant une traduction d’Aristote (à d.)


L’interprétation des vignettes enluminées à la ruche et aux abeilles 2

La métaphore de la ruche et des abeilles annoncée dans le titre de Apibus court tout le long de l’ouvrage. Et la fonction de l’image ne peut être réduite à une simple illustration du texte, L’enluminure du manuscrit [BRB ms 9607, fol.1 (1372)] , au-dessus des armoiries du souverain flanquées de deux lions, est divisée en quatre compartiments.


1/ Dans le premier : le « très souverain et très excellent prince Charles par la grâce de Dieu très digne roi de France » assis sur son trône sur fond d’or, reçoit des prélats (cardinal, évêques), des moines et des clercs, debout.

2/ Dans le deuxième : des abeilles dirigées par leur roi couronné quittent leur ruche en éclisses d’osier tressé, environnée de menaces : grenouilles, oiseaux insectivores (les hirondelles sont nommément citées dans le texte), et peut-être des guêpes. Jusqu’au XVIIe siècle (voir au-delà), la ruche anthropomorphe ne peut être qu’une monarchie dirigée par un roi, et non par une reine.


3/ Dans le troisième : un évêque extrait une hostie d’une ruche. Les textes hagiographiques et apologétiques, en particulier les exempla, ces brefs récits qui entendent proposer aux fidèles des modèles de comportement ou de morale, évoquent de manière récurrente le détournement de l’hostie consacrée. Au lieu de l’absorber lors de l’Eucharistie, le fidèle la dissimule pour des usages profanatoires. Ainsi le paysan, ou sa femme, qui l’utilisent pour obtenir de meilleures récoltes. En la dissimulant dans une de leurs ruches, ils espèrent augmenter la taille des essaims en attirant des abeilles étrangères, et obtenir ainsi une meilleure récolte de cire et de miel. Dans certains récits, cette insertion de l’hostie dans la ruche peut attirer toutes sortes de malheurs sur l’auteur du détournement, voire son village ou sa province. Dans d’autres, un miracle se produit: les abeilles construisent dans la ruche une chapelle avec une cire immaculée, et déposent l’hostie sur un petit autel, parfois dans un calice, ou un ciboire. Les abeilles s’agglutinent alors autour de cette chapelle miniature, « chantant des cantiques à la louange de Dieu ». En général, une procession vient chercher cette chapelle de cire, pour l’installer dans une église.


4/ Dans le quatrième compartiment et une vignette ultérieure : un homme est enlevé par le diable. On retrouve une scène proche dans une autre vignette enluminée, au début d’un chapitre consacré aux méfaits des hirondelles et autres oiseaux: un couple en train de flirter est assis au bord d’une rivière sous le regard d’un diable, tandis qu’alentour nichent et s’ébattent les oiseaux ennemis des abeilles, présentes près des personnages.


Thomas Cantipratanus Brabantus, ou Thomas de Cantimpré (v.1201-v.1270)

Guillaume Henri de Bellenghem est né vers l’an 1201 à Leeuw-Saint-Pierre près de Bruxelles, en Brabant . Après son entrée en religion à l’abbaye de Catimpré, près de Cambrai, il prend le nom de Thomas Cantipratanus Brabantus, Thomas de Cantimpré 3 . Après avoir étudié à Liège, il est chanoine régulier de l’ordre de Saint-Augustin à Cantimpré, puis est ordonné prêtre. Il entre ensuite, en 1232, dans l’ordre des Frères prêcheurs dominicains, à Louvain. Il est envoyé à Paris, au couvent dominicain Saint-Jacques, pour étudier les sciences et se préparer à la prédication ; puis à Cologne, pour poursuivre ses études théologiques auprès du célèbre Albert le Grand 4. Après son retour à Louvain en 1240, il est nommé professeur de philosophie et de théologie. Il voyage ensuite pour ses prédications au Brabant, aux Pays-Bas, en France et dans les pays germaniques. Il meurt vers 1270-1272.

Un hagiographe, mais aussi un encyclopédiste réputé, avec son Liber de natura rerum (v.1230-1240)

Théologien et prédicateur, Thomas de Cantimpré est l’auteur de nombreux récits hagiographiques: une Vie de Jean, premier abbé de Cantimpré (Vita Joannis abbatis primi monasterii Cantimpratensis); un Supplément à la vie de la béguine Marie d’Oignies (Supplementum ad vitam Mariae Oigniacensi); une Vie de sainte Christine de Saint-Trond (Vita S. Christinae virginis Mirabilis dictae), une pénitente laïque ; une Vie de la bienheureuse Lutgarde (Vita Piae Lutgardiae), une bénédictine passée chez les cisterciennes ; un Supplément à la vie de la bienheureuse Marguerite d’Ypres (Vita preclare virginis Margarita Iprensis), etc.

Thomas de Cantimpré est aussi l’un des principaux encyclopédistes du XIIIe siècle. Son grand œuvre est le Liber de natura rerum (Le Livre des choses de la Nature), vaste encyclopédie compilée dans les années 1230-1240 à l’usage des prédicateurs et autres ecclésiastiques : un compendium qui fait la synthèse des connaissances (et des méconnaissances spéculatives) de son temps en histoire naturelle (anthropologie, zoologie, botanique, minéralogie, astronomie, astrologie, et météorologie). Les abeilles sont évoquées dans le 9e Livre, consacré aux Vers, entre les Serpents du 8e Livre, et les Arbres communs du 10e…L’auteur s’inspire largement des auteurs de l’Antiquité grecque et romaine, d’Aristote à Pline l’Ancien, puis d’auteurs plus contemporains, de Saint Ambroise à Jacques de Vitry ou à Guillaume de Conches.

Le Liber de natura rerum connaîtra un grand succès (dont témoignent la centaine de manuscrits conservés dans toute l’Europe), et inspirera pour partie le De Animalibus d’Albert le Grand, le De proprietatibus rerum de Barthélemy l’Anglais, le Speculum naturale de Vincent de Beauvais, et bien d’autres, parfois jusqu’au plagiat pur et simple. Das Buch der Natur / Le Livre de la Nature (1475) de Conrad de Megenberg le reprend et amplifie (nous en traitons dans un article spécifique). Cantimpré est traduit partiellement ou totalement, et adapté en plusieurs langues : le flamand, l’allemand ; et le français à la demande du roi Charles V, en 1372.


Le Bonum universale de Apibus (v.1256-1263), un ouvrage d’édification morale inspirée de la république des abeilles

Entre 1256 et 1263, en développant les pages du 9eLivre du Natura rerum consacrées aux abeilles, Thomas de Cantimpré rédige le Bonum universale de Apibus. L’ouvrage est également connu sous les titres : Liber apum , Apiarium et Liber de apibus, traduits en français par Du bien universel des mouches à miel (ou : des abeilles). L’ouvrage est dédié à Humbert de Romans, maître général des frères prêcheurs de 1254 à 1263. Rédigé en latin, il est divisé en deux livres et quatre-vingt-deux chapitres.

S’inscrivant dans une assimilation anthropomorphique de la ruche, héritée de l’Antiquité et qui perdurera jusqu’aux débuts du XIXe siècle, la société humaine est comparée à une grande ruche. Car, contrairement à ce que le titre pourrait suggérer, ce n’est pas un ouvrage sur les abeilles ou un manuel d’apiculture, mais une œuvre allégorique d’édification morale et spirituelle appuyée d’exempla, d’histoires édifiantes et merveilleuses sur les plus saints personnages de l’époque.

La vie des abeilles dans la communauté de la ruche permet de traiter des questions liées à la conduite morale et aux devoirs des supérieurs (le Livre I, De prelatis, traite des évêques, abbés et seigneurs) et des subordonnés (le Livre II, De subditis, traite des moines et des laïcs). Chaque chapitre part d’une propriété attribuée aux abeilles pour en tirer une interprétation allégorique, et souvent une morale. Globalement, le texte est donc in fine un traité de théologie pratique et de morale 5.

Comme le Liber de natura rerum deux décennies plus tôt, le Bonum universale de Apibus connaît un grand succès, dont témoignent les quelques quatre-vingt-six manuscrits au texte intégral conservés dans toute l’Europe, plus des textes incomplets. Il a été traduit en néerlandais, allemand et français, puis imprimé, en latin le plus souvent. Les premières éditions imprimées le sont à partir de 1473 à Cologne, à Zwolle, Deventer et Leyde (Pays-Bas néerlandais), à Paris et Douai, etc.

Deux éditions néerlandaises du XVe s. : Der Byen Boeck...


NOTES

1 La Librairie de Charles V est dispersée en 1435, après un transfert en Angleterre. Cf. la fiche de la BNF : http://comitehistoire.bnf.fr/dictionnaire-bnf/librairie-charles-v-charles-vi

2 Nous nous appuyons pour partie sur : POLO de BEAULIEU Marie-Anne [2015], « Recueils d’exempla enluminés : textes et images pour une rhétorique de la persuasion », in : GENET Jean-Philippe (dir.) La légitimité implicite, Editions de la Sorbonne, 2015, p.423-453. En ligne : https://docplayer.fr/18150807-Recueils-d-exempla-enlumines-textes-et-images-pour-une-rhetorique-de-la-persuasion.html. > Analyse du manuscrit initialement dans la Librairie de Charles V, ensuite passé dans la collection des ducs de Bourgogne (LDB)  cote BRB ms 9607, fol.1 (1372), recensé dans BOUSMANNE B. et alii (eds.) [2000-2015], La librairie des ducs de Bourgogne  (LDB). Manuscrits conservés à la Bibliothèque royale de Belgique (BRB), Turnhout, KBR/Brepols, 2000-2015, 5 vol. L’enluminure est également accessible sur : http://www.europeanaregia.eu/fr/manuscrits/bruxelles-koninklijke-bibliotheek-belgie-bibliotheque-royale-belgique-ms-9507/fr

3 Le patronyme de Thomas de Cantimpré se décline sous de multiples formes dans les différentes langues dans lesquelles son œuvre est éditée : Thomas Cantimpratensis ; Thomas Cantimpratanus ; Thomas Cantus Pratanus ; Thomas van Cantimpré ; Thomas von Cantimpré ; T. de Chantimpré ; T. de Brabant ; Thomas von Brabant ; Thomas Brabantinus ; Thomas van Bellenghem  [d’après son château de naissance]; T. De Monte ; Thomas of Cantimpré ; Tommaso Cantipatrano ; Thomas de Chantinpol….

4 Albrecht von Bollstädt, dit Albert de Cologne ou Albertus Magnus (Saint Albert-le-Grand, 1200-1280) est un frère dominicain, théologien, philosophe et naturaliste. Professeur de théologie à la culture encyclopédique, réputé dans toute l’Europe médiévale, il a laissé une œuvre importante dans le domaine des sciences naturelles. Et, dans De Animalibus [1270 environ], il a écrit sur les abeilles : De Generibus Apum (Abeilles : Livres 17 et 26). Imprimé à Rome en 1478, à Venise en 1495, etc. En ligne : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58372m/f13.item

5 L’antijudaïsme. Dans le paragraphe Cur Iudaei Christianum sanguinem effundant (Pourquoi les juifs versent le sang chrétien) de l’ouvrage, de Cantimpré est le premier à théoriser une explication aux meurtres rituels dont les Juifs sont alors de plus en plus fréquemment accusés : pour lui, les Juifs, souffrant de saignements, se seraient vu prédire, par une mauvaise interprétation des textes, que « seul le sang chrétien (solo sanguine christiano) » pourrait les soulager de ce mal – alors que la prophétie se référait au seul sang du Christ. D’où les meurtres rituels par les Juifs, « toujours aveugles et impies », pour récolter du sang chrétien. Cantimpré inaugure donc par là une longue tradition d’antijudaïsme chrétien.


BIBLIOGRAPHIE 1/ CANTIMPRE

La bibliographie de et sur Thomas de Cantimpré est considérable. Elle est largement recensée sur: https://www.arlima.net/qt/thomas_de_cantimpre.html

De CANTIMPRE Thomas [c.1244] Liber de Natura Rerum, manuscrit (155 conservés), v.1244, traductions en allemand, flamand, français.> voir une des éditions illustrées sur la biodiversité: von MEGENBERG Konrad (1309-1374) [1475/1478/1481/1482/1499/1861/2003] Das Buch der Natur (ou : Buch von den natürlichen Dingen), écrit 1350-1360, imprimé à Augsburg, Bämler, 1475, 1478, 1481 ; 1482, 1499, etc. , une version allemande avec représentations de ruches et abeilles.

De CANTIMPRE Thomas ( [c.1260/c.1473/c.1479/1480/1488/1516/1605/1627] , Bonum universale de Apibus, également connu sous le titre de Liber apum, Apiarium et Liber de apibus.) v.1260. Au moins 116 manuscrits conservés. Multiples éditions latines à partir de c.1473 : Bonum universale de proprietatibus apum, Köln, v.1473, 1479 ; Liber apum, aut de apibus mysticis, sive de proprietatibus apum, seu Universale bonum, tractans de prelatis et subditis ubique sparsim exemplis notabilibus, Paris, v.1516 ; Thomæ Cantipratani Bonum universale de apibus, Douai/Duaci, Baltazaris Belleri, 1627, 176 p. Exemple: https://books.google.fr/books?id=UM5bV2aYqGAC&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false

De CANTIMPRE Thomas[c.1260/1372/1488/1650/1902], Bonum universale de Apibus, c.1260/ Traductions françaises:  Du bien universel des mouches à miel, traduction faite pour le roi Charles V en 1372; Le bien universel ou les abeilles mystiques. Traduit du latin par R. P. Frère Vincent Willart, Bruxelles, J. Vanden Horicke, 1650, 620 p. ; Comtesse et chanoinesse Marguerite de WARESQUIEL (1854-1908), Les abeilles mystiques de Thomas de Cantimpré, Paris, [1902], 196p.. En ligne: http://www.europeanaregia.eu/fr/manuscrits/bruxelles-koninklijke-bibliotheek-belgie

De CANTIMPRE Thomas[c.1260/], Bonum universale de Apibus, c.1260/ Traductions allemandes:  Das gemeyn gut von eygenschaft der bienen (haut-allemand)

De CANTIMPRE Thomas[c.1260/1372/1488/1515], Bonum universale de Apibus, c.1260/ Traductions flamandes:  Dit is der bien boeck. Dit teghenwoerdighe boer datdaer is ghenormt der byen boerk is uoleyndeten[um] uolwaket totter ere[m] godes en[de] tot stichtinghe eu[m] beteringhe alre goeder mensche[m] die dit lesen oftehoren lesen bi mij Peter van Os prenter tot swolle. Jut iaer ons here[m]. MCCC.LXXXVIIJ. Des andere[m] daghes nae sinte ponciaens dach, Zwolle, Peter van Os, 1488. (trad. flamande de: Bonum universale de Apibus, c.1260); Leiden, 1515. En ligne: http://donum.ulg.ac.be/handle/2268.1/2330 & https://pulsearch.princeton.edu/catalog/9485252


BIBLIOGRAPHIE 2/ SUR CANTIMPRE

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PLATELLE Henri [1997], Thomas de Cantimpré. Les exemples du « Livre des abeilles ». Une vision médiévale, Présentation, traduction et commentaire par Henri PLATELLE, Turnhout, Brepols, 1997, 383 p. > Critique dans: BERLIOZ Jacques, COLLOMB Pascal, POLO de BEAULIEU Marie-Anne [2001], La face cachée de Thomas de Cantimpré. Compléments à une traduction française récente du Bonum universale de apibus,Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge, 2001/1 Tome 68, p.73-94. En ligne: https://www.cairn.info/revue-archives-d-histoire-doctrinale-et-litteraire-du-moyen-age-2001-1

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